Levasseur Olivier

Acteurs historiques

Identité

Intérêt

Présentation

Célèbre pirate qui écuma l'Océan Indien au début du XVIIIe siècle, Olivier Levasseur dit « La Buse » aurait caché un gigantesque trésor quelque part à La Réunion. Aujourd'hui encore, des chercheurs et des scientifiques partent à la recherche de ce magot caché depuis presque trois siècles.


Nom officiel

Levasseur Olivier

noms d'usage

La Buse

Le Buzzard

Louis Labous

La Bouche

Louis de Boure


Significations locales

Levasseur a été surnommé La Buse en raison de sa rapidité à s'abattre violemment sur sa proie.

 


Lieu de naissance

Calais en France


Lieu de décès

Saint-Paul (Ile Bourbon)


Description

Type

Homme


Spécificités

Catégories de rattachements

Pays
  • Madagascar


Environnement

Climat

Histoire

Biographie

Sa jeunesse

Né à Calais dans le nord de la France pendant la guerre de la ligue d'Augsbourg (1688 et 1697) dans une riche famille bourgeoise, Olivier Levasseur devient officier de marine après avoir reçu une excellente éducation. Durant la guerre de succession d'Espagne, il se procure une lettre de marque du roi Louis XIV et devient corsaire pour la couronne française. A la fin de la guerre, alors qu'on lui ordonne de rentrer chez lui avec son bateau, il rejoint en 1716 le pirate Benjamin Hornigold. A bord, Levasseur montre des qualités de leader bien qu'il ait une vilaine cicatrice à un oeil qui lui limite la vision.

Ses débuts de pirate

Après une année fructueuse en pillages, Levasseur, qui s'associa brièvement avec Samuel Bellamy dit Black Sam, se sépare de Hornigold et décide de tenter sa chance vers les côtes africaines, sans doute parce qu'à l'époque il était devenu trop dangereux d'être pirates dans les Caraïbes.
En 1719, il croise un temps dans le Golfe de Guinée, avec les pirates Thomas Cocklyn et Howell Davis.
L'année suivante, il attaque le port aux esclaves de Ouidah (situé au Bénin aujourd'hui) et détruit le fort local. Un peu plus tard, la même année son navire l'Indian Queen fait naufrage à Mayotte.
A partir de 1720, Sainte Marie devient son camp de base. Il s'associe avec Edward England et John Taylor pour mener une campagne dans la mer des Indes. Mais fâché avec England, il décide avec Taylor de l'abandonner à l'ïle Maurice. Les deux compères mettent alors les voiles direction Saint-Denis à l'ïle Bourbon (La Réunion) qu'ils atteignent en 1721.

La prise de la Vierge du Cap

Le 8 avril 1721, Taylor et Levasseur s'emparent après un court mais dur combat de La Vierge du Cap (Nossa Senhora do Cabo), navire amiral de la Marine Portugaise de 800 tonneaux et de 72 canons, qui ramenait au Portugal le vice-roi et sa cour et toutes les richesses accumulées pendant les dix ans de mission. Il était venu faire des réparations au port de Saint-Denis après avoir essuyé une tempête. A son bord se trouvent le comte Ericeira, vice-roi des Indes portugaises orientale, Luís Carlos Inácio Xavier de Meneses, et Don Sebastian de Andrado, l'archevêque de Goa. Les deux pirates se saisissent du bateau et de sa cargaison et relâchent les deux personnalités. Leur butin est d'une inestimable valeur  (environ 5 milliards d'euros) : rivières de diamants, bijoux, perles, barres d'or et d'argent, meubles, tissus, vases sacrés et cassettes de pierres précieuses et la crosse d'or de Goa...
Levasseur et Taylor partent ensuite à bord de la Vierge du Cap renommée Le Victorieux en direction de l'île Sainte-Marie afin de se partager le butin. Chaque pirate reçoit au moins 50 000 pièces d'or et 42 diamants. La Buse et Taylor se partagent le reste du butin.

Le destruction de la Duchesse de Noailles

L'énorme butin de la Vierge du Cap n'empêche pas La Buse et Taylor de repartir à la chasse aux navires. Après avoir contourné Madagascar par le sud, ils s'emparent de La Duchesse de Noailles, un bateau où ils finissent par mettre le feu à cause de la petitesse du butin. Des dizaines d'esclaves hommes et femmes trouvent la mort ce qui va priver les Mascareignes d'une main d'oeuvre dont elles avaient fort besoin sans parler des marchandises. Résultat, les colons et les autorités décident de relancer la chasse au pirates.
Après quelques tentatives de pillages infructueuses, La Buse qui s'est disputé avec Taylor, décide de s'installer à Madagascar à Sainte-Marie.

La fin de La Buse

En 1724, Levasseur envoie un négociateur à l'ïle Bourbon afin de négocier une amnistie que le Roi de France et le Gouverneur de Bourbon offrent aux flibustiers qui acceptent de renoncer à la piraterie et s'installent sur l'ïle. Aucun accord est trouvé car le Gouvernement français demande à Levasseur de verser une large part du butin de la Vierge du Cap, ce qu'il refuse. Il reste à Sainte-Marie mais arrête la piraterie.
En 1729, alors qu'il est devenu pilote de bateau dans la baie d'Antongil, il monte sur un navire de la Compagnie des Indes, La Méduse, afin de l'aider à entrer dans le port. Le Capitaine d'Hermitte, commandant de bord, le reconnaît alors, et se souvenant qu'il avait pillé plusieurs navires de sa compagnie, le fait prisonnier. Il est conduit à l'île Bourbon pour y être jugé. Après un rapide procès où La buse refuse de parler au nouveau gouverneur Pierre-Benoît Dumas, il est condamné à mort pour piraterie.
Le 7 juillet 1730, à 17 heures, il est pendu. Il est enterré à Saint-Paul à la Réunion.

 

 


Anecdotes

Pour transporter sur son bateau la crosse d'or de Goa sertie de rubis, qui faisait partie du trésor de La Vierge du Cap, trois hommes ont été nécessaires tellement la crosse était lourde. On parle d'une centaine de kilos. C'est La Buse qui a récupéré la crosse.

Quand Levasseur monta sur l'échafaud pour être pendu le 7 juillet 1730, il lança dans la foule un cryptogramme et s'écria : "Mes trésors à qui saura comprendre !". Depuis des Seychelles à la pointe de Madagascar en passant par Maurice et la Réunion, des tas de gens recherchent depuis près de trois siècles le trésor de La Buse. 


Légendes

Le trésor de La Buse

À l'issue de son procès, en traversant le pont qui enjambe la Ravine à Malheur, Levasseur aurait d'abord dit à ses gardiens : « avec ce que j'ai caché ici, je pourrais acheter toute l'île. » Puis, sur l'échafaud, alors qu'il avait la corde au cou, il aurait jeté un cryptogramme dans la foule en s'écriant : « Mon trésor à qui saura le prendre! ». Depuis, des chercheurs du monde entier tentent de décoder le cryptogramme de La Buse afin de découvrir l'emplacement du supposé trésor.

 


Commentaires

Période

Températures

Saison fraîche : 20 Juin au 27 Septembre

Saison chaude : 4 Décembre au 11 Avril

Précipitations

Saison humide : 15 Décembre au 2 Mai

Saison sèche : 3 Mai au 14 Décembre

Nuages

Saison couverte : 24 Novembre au 11 Avril

Saison claire : 12 Avril au 23 Novembre


Remarques

Plusieurs hypothèses quant au lieu du trésor de Levasseur sont émises :  il se trouverait à la Réunion, aux Seychelles, à Rodrigues, à Madagascar, à Mayotte ou à l'île Sainte-Marie.

À la Réunion, le fameux chercheur de trésor Bibique a passé une partie de sa vie à le rechercher sur la côte ouest de l'île, pour finalement orienter ses recherches vers le Sud de l'Île, du côté de la Ravine Ango.

À l'île Rodrigues, le grand-père paternel de l'écrivain J.M.G. Le Clézio, s'est installé sur l'île même et a passé vingt ans dans une ravine à fouiller le sol.

Récemment, Emmanuel Mezino, un jeune chercheur, a affirmé avoir décrypté le cryptogramme et localisé précisément le trésor qui serait caché à la Réunion.


Documents

Citations

Voici un extrait du jugement, daté du 7 juillet 1730 et rendu à La Réunion, qui condamne à mort Olivier Levasseur :

« Vœu par le Conseil le procès criminel extraordinairement fait et instruit à la requête et diligence du Procureur du Roy, demandeur et accusateur, contre Olivier Levasseur surnommé La Buse, accusé du crime de piraterie […]. Le Conseil l’a condamné et condamne à faire amende honorable devant la principale porte de l’église de cette paroisse, nu en chemise, la corde au col et tenant en sa main une torche ardente du poids de deux livres, pour là, dire et déclarer à haute et intelligible voix que méchamment et témérairement il a fait pendant plusieurs années le métier de forban, dont il se repent et demande pardon à Dieu, au Roy. […] Exécuté à cinq heures du soir le sept juillet mil sept cent trente. »
— Signé Chassin — Dumas — Villarmoy — G. Dumas — de Lanux


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Particularités

Son bandeau de pirate pour protéger un oeil qui ne voit plus.

Son supposé trésor qui a fait couler beaucoup d'encre depuis depuis plus de deux siècles.